Archives mensuelles : avril 2013

Un grand homme

Cette semaine, j’ai rencontré un grand homme. Un homme dont la renommée assomme, un homme qui marque son temps, mais qui pourtant -à n’en plus douter- témoigne d’une intégrité qui ferait de l’ombre à sa poigne, d’une humilité à la hauteur de ses valeurs.

Cet homme a réussi sa vie! De façon incontestable, il a soutenu l’insoutenable, réalisé l’impensable et vu l’ensemble de ses projets couronnés de succès. Seulement voilà… voilà que mon postulat tremble. Escorté par son allure puissante, l’homme a creusé une ébréchure dans mon axiome. Il m’a rappelé que quand la vigueur est au rencard, le bonheur est bien souvent au placard. L’impossible ne supplante pas le possible, à l’inverse, bien souvent, il le renverse ou le plante, carrément!

Alors avoir réussi sa vie, c’est avoir une famille, des enfants, c’est en profiter à chaque instant, avec ou sans argent, troquer son or contre un vent de paradis, laisser ses soucis à l’enfer et aimer sa mère. Euh… à qui vous vouliez faire gober ça?

Bien sûr, prospérité n’est pas succès; pour sûr, le blé est l’ennemi juré de l’amitié. Evidemment, c’est une nécessité d’en posséder. Pour autant, c’est une notion qui souffre de relativité. Et c’est notre envie de consommer qui nous pousse à toujours repousser notre gaieté et avec elle notre destinée. Change tes priorités, aspire au devenir et non à l’empire. Il ne s’agit ni d’asservir, ni même d’obéir mais de grandir.

Cet homme qui rêvait de devenir roi, par chance d’avoir passé son enfance dans la joie, n’a pas eu peur de suivre sa voie/x. Pour lui, nul besoin de prouesse pour faire florès, il suffit d’une idée et de la propulser. Affection, ambition, création et c’est assez? Non il faut encore la passion, il faut aimer ce que l’on fait, aimer son métier à en perdre la raison! A bien le regarder, c’est peut-être bien là le secret du succès. La recette paraît simplette? C’est une illusion! Il faut essayer puis échouer, réessayer et essayer davantage. Il faut s’armer de patience et de courage et garder confiance, je t’assure, ça déménage!

Voilà, avec tout ça tu devrais arriver au sommet, et après? Eh bien après, c’est la valse des difficultés, des contrariétés, des fausses-amitiés et des inimitiés déclarées, ta postérité n’est plus qu’héritier, plus rien n’est enchanté, tout est compliqué, tu es envié, dévisagé, sollicité, débordé, épié, traqué, un peu trop imposé, parfois même emprisonné et évidemment à cet instant abandonné… Essaie, tu verras, à l’instar du savetier, tu voudras rapidement rendre ses écus au financier pour recommencer à chanter (Fable de La Fontaine).

Reste un attrait: les femmes seront à tes pieds. Ah là oui, ça présente un grand intérêt car passé un certain pallier de commodité pourquoi s’acharner? Eh bien parce que Madame n’a pas fini de dépenser, eh oui! Alors retourne travailler…

Non mais plus sérieusement, tu tiens vraiment à être opulent? C’est irrésistible, tu n’atteindras jamais ta cible, cheminement sans dénouement…

Jamais tu n’as été aussi entouré, des milliers de petites bestioles volent autour de ton portefeuille ; pourtant, à aucun moment tu n’as été aussi seul. Tu es seul, tu es seul dans tes raisonnements, seuls dans tes sentiments, seul dans tes accomplissements, seul dans ton génie, seul jour et nuit et c’est infini; tu es seul parfois savoureusement, mais souvent douloureusement et tu paierais le prix pour retrouver ta vie d’avant. Comme si, tel un diamant, le meilleur sort que l’on te réserve lorsque tu deviens important, c’est de te faire solitaire… Mais tu ne choisis pas d’avoir du talent et tu prends le lot complet, la totale; comme disait Stendhal, voilà le revers de ta médaille: comme l’aigle, plus tu t’élèves, moins tu es visible et tu es comme puni de ta grandeur par la solitude de ton âme. Qui veut encore postuler pour le succès?

Présupposé: toute personne dans une situation d’autorité incontestée et libre de patron et de toute contestation, court un danger: celui d’en abuser. Eh bien figurez-vous que le bougre est humain avant tout. Il sait écouter, il sait remercier, il sait partager et faire preuve de générosité. A croire que l’intelligence ne met pas forcément la clémence à l’index… Il semblerait même que la munificence soit le conducteur de la magnificence, à bon entendeur!

Bon tu as le droit de ne pas avoir envie de lui ressembler et l’imposition est là pour te conforter, en même temps que le voile qui cache parfois ses étoiles. Mais attends, il est beau, il paye ses impôts, il s’agenouille même devant sa progéniture pour leur lacer les chaussures. C’est irritant! Le pire c’est que si tu voulais l’imiter, tu es mal barré, il ne souffre pas de contrefaçon, c’est un être d’exception.

Alors, il ne me reste plus qu’à vous aviser: sachez que le plus grand des hommes ne sera jamais aussi grand que la femme qui sait l’accompagner et plus encore que sa grandeur ne sera qu’à la hauteur de l’amour qu’il offrira à l’élue de son cœur.

L’étoile dont tu as hérité…

A l’heure où la notion de patrimoine individuel et personnel est largement mise en difficulté et où les droits attachés à ce dernier sont, de fait, assez précaires, je me vante d’avoir été quelque peu visionnaire, en choisissant de devenir notaire.

Pour ce qui subsiste de leur chair, Aubry et Rau, maîtres de la théorie de l’unicité du patrimoine, doivent se retourner dans leur tombeau et Jean Bodin, de colère et de chagrin, doit être pivoine.   « Il n’est de richesse que d’hommes… » Disait-il?… La pensée civile n’est plus tout à fait un axiome.

Si possession rime avec taxation, si propriété privée est mal menée, voire mal aimée, si elle déprime et opprime au lieu d’être fierté et protection, bref si elle est dégoûtation au lieu d’être dégustation et si elle est synonyme d’évasion, que d’opportunité l’on serait fort tenté(s) de défendre et de rendre légitime en prime, alors que reste-t-il encore de la notion de transmission? D’ailleurs, dans tout ce remue-ménage,  n’a-t-on pas fini par oublier que l’essence d’un héritage, l’ambition d’une succession n’est autre que la tradition, en substance, le transfert de valeurs d’âme et de cœur, d’une philosophie religieuse et/ou vertueuse?

Cinq mille ans d’histoire et autant de mémoire(s), voilà comment le judaïsme et dans son prisme l’élitisme, qui n’y est pas tout à fait étranger, ont déterminé le choix de mon métier. Si aujourd’hui je suis en émoi, c’est bien parce que j’y crois. Oui, selon moi, l’héritage n’est pas seulement chapardage et le mot patrimoine ne traduit pas uniquement un passage à la douane, un vulgaire péage; non! Il est et doit être aussi un témoignage d’affection sans prétention du parent à l’enfant et davantage encore un hommage de l’enfant au parent.

L’étymologie du vocable est aisément identifiable et en dit long sur son esprit: le « patrimonium » n’est pas constitué d’autres éléments que de l’ensemble des acquêts en provenance du père disposé. (Entendez tout parent qui jouit d’une certaine autorité et D.ieu, c’est évident!) Il appartient à l’ascendant éclairé, à papa et à maman, d’enseigner à l’enfant que l’apprentissage d’un métier te rend bien plus puissant que d’attendre et espérer que papa ne se soit pas trop endetté. Attention, je ne préconise pas l’exhérédation, je valorise l’éducation, je réactualise le principe de l’aspiration, je t’immunise contre la dilapidation; en somme, il vaut mieux que tu ne t’émancipes avant que papa ne vienne à casser sa pipe.

Liberté, mais aussi créativité! Personne ne t’a interdit de rêver; au contraire, c’est à ton père de tout faire pour que tu aies des racines et des ailes. L’instruction c’est elle qui génèrera tes passions. Ton blé, tes billets, tes tunes, ta fortune tu peux tout jeter à la poubelle; l’aisance, l’abondance c’est une réjouissance, d’accord, le somptueux c’est dispendieux et précieux, passe encore! Mais celle qui vaut de l’or s’appelle expérience.

Au lieu de laisser disparaître ses acquis, sa vie, papa va te la transmettre, tu comprends? Parfois, c’est dur pour lui de te parler de ses émotions, mais tant pis, il y a plus important: ce qu’il va te donner, c’est son nom! C’est ça, voilà, c’est lui qui te rend immortel, c’est lui qui te rapproche de l’éternel! C’est pour lui qu’il y a à peine quelques années, nos parents, nos grands-parents ou arrières grands-parents ont résisté, ont lutté pour qu’il puisse continuer d’exister. Et après tout cela, un testament, à sa simple lecture, panserait tes blessures? Pauvre con! « Un oiseau dans la main vaut mieux que deux sur le buisson. » En Yiddish, on dit que ce n’est pas ce qui est beau qui nous rend riche, c’est ce qui est riche qui nous rend beau.

L’héritage, vois-tu, c’est mieux qu’un voyage. Alors toi, qui donnes, papa, n’oublie pas de te souvenir de la traversée et de la conter; et toi qui reçois, n’oublie pas de ne jamais oublier l’étoile dont tu as hérité.

 

 

Tous aux abris!

L’état-major général de l’armée nord-coréenne a informé officiellement Washington que les Américains seront « écrasés » par des « moyens de frappe nucléaire ». « L’opération impitoyable » a été définitivement examinée et ratifiée, de quoi trembler… à l’instar de la Russie et de Pékin qui tâchent de jouer les médiateurs pour éviter d’avoir à faire les frais d’une éventuelle bombe nucléaire des US en représailles…Quelle pagaille!

La Corée du Nord ne lâche rien de ses prétentions à effacer les Etats-Unis de la carte et sa folie ne cessant de prospérer, Pyongyang conduit avec succès ses tests nucléaires et ferme ses portes aux travailleurs sud-coréens! Selon des sources militaires, le Nord pourrait tirer un missile le 15 avril, anniversaire de la naissance du fondateur du régime communiste, Kim Il-Sung.

Orchestration théâtrale pour asseoir sa toute puissance ou aberration, démence et inconscience abyssales?

Affaire à suivre…

Suite…

Kim Jong-Un, après avoir -ce 29 août 2017- menacé l’intégrité du Japon tout entier, comptabilise le score de non moins de 18 tirs de missiles!

A cela, Trump répond alors pudiquement que « toutes les options sont sur la table ».

Français, tremblez…

Si à l’aube nous ne sommes pas calcinés ou désintégrés, a minima nous serons désembauchés.

Eh oui?, le dollar en berne, l’Euro -lui- vient d’exploser…
Au revoir compétitivité internationale, douce portion pourtant frugale!